Comment Greenance mesure le risque nature
Le risque nature d'un site ne se limite pas à sa localisation géographique. Il naît du croisement de trois éléments : la dépendance du secteur d'activité à une ressource naturelle donnée (l'eau, le sol, la biodiversité), l'état réel de cette ressource à l'endroit précis où se trouve le site, et le niveau d'adaptation déjà mis en place par l'exploitant pour limiter son exposition.
Un site industriel dans une zone de stress hydrique sévère n'est pas automatiquement à haut risque si son activité dépend peu de l'eau, ou si des mesures d'adaptation solides sont déjà en place. À l'inverse, une dépendance forte sur une ressource dégradée, sans adaptation, fait grimper le score. Le risque n'est jamais présenté comme nul, même sur les meilleurs sites : une marge de prudence est toujours conservée, pour refléter l'incertitude inhérente à toute donnée environnementale.
Le même jeu de données produit deux sorties distinctes. La première est un signal d'alerte basé sur le facteur de risque le plus élevé parmi toutes les ressources analysées : elle répond à une question binaire, GO ou NO-GO, utile en amont d'une décision de crédit. La seconde est un profil composite, une pondération de l'ensemble des facteurs, pensée pour une lecture analytique et un usage en dashboard, où la nuance importe davantage que le verdict.
Basé sur le facteur de risque le plus élevé parmi toutes les ressources analysées. Utile en amont d'une décision de crédit.
Une pondération de l'ensemble des facteurs, pensée pour une lecture analytique et un usage en dashboard.
Greenance croise des dizaines de sources de données environnementales publiques, déjà utilisées aujourd'hui par les analystes, sur l'eau, les sols et la biodiversité. La différence n'est pas dans la donnée elle-même : elle est dans la capacité à l'appliquer plus vite, plus simplement, et de façon cohérente, sur des centaines de sites à la fois, plutôt que site par site dans un tableur.
La Taskforce on Nature-related Financial Disclosures (TNFD) propose un cadre de référence pour identifier, évaluer et divulguer les risques et opportunités liés à la nature. Son approche LEAP structure la démarche en quatre étapes.
Greenance s'appuie sur ce cadre pour structurer sa propre méthodologie, sans s'y substituer : TNFD/LEAP reste la référence conceptuelle, et notre plateforme en est une implémentation opérationnelle appliquée au crédit bancaire.
En savoir plus sur TNFD et LEAP →ENCORE (Exploring Natural Capital Opportunities, Risks and Exposure) est une base de données publique qui documente, secteur par secteur, la dépendance des activités économiques aux services rendus par les écosystèmes : régulation de l'eau, pollinisation, protection contre l'érosion, entre autres.
Les dépendances y sont exprimées sur une échelle qualitative, de très faible à très élevée. Greenance convertit cette échelle en valeurs numériques exploitables. Pour chaque contrepartie, on part de son secteur, puis de son type d'actif, et on retient l'intensité correspondante pour chaque service écosystémique. Le résultat est un profil de dépendances complet, propre à l'activité réelle du site, et non un niveau unique.
En savoir plus sur ENCORE →La méthodologie est construite pour répondre aux attentes de supervision de la BCE et du mécanisme de surveillance unique sur le risque physique, ainsi qu'aux lignes directrices EBA/GL/2025/01 sur la gestion des risques ESG. TNFD/LEAP et ENCORE en sont les cadres méthodologiques de référence.
Chaque choix méthodologique a été calibré avec plus de 70 professionnels de banques européennes, et validé par un travail de backtesting sur des incidents réels, plutôt que par la seule accumulation de couches de données.
En savoir plus sur la réglementation BCE 2026 →